La faim du monde ou l’importance de l’eau potable

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En 2013 j’ai écrit une chanson intitulée « La faim du monde » qui je crois est passée assez inaperçue. C’est pourquoi je reviens sur cet épisode absolument palpitant de ma vie.A cette époque, j’avais visionné un film magnifique « La soif du monde » de Yann Arthus Bertrand qui parle de l’importance de l’eau potable sans laquelle nous ne sommes rien, non rien de rien. Et pourtant nous y prêtons si peu d’attention à tel point qu’un jour faudra-t-il pleurer des larmes sèches sur notre sort tant sa situation semble fragile ? Et que dire du milliard d’êtres humains qui n’ont pas accès à l’eau potable ? Hein ? Non mais hein ???

Bon ok, je pousse un nouveau coup de gueule. La crise de conscience, c’est ça aussi, ne pas se rendre compte de ces choses qui nous semblent futiles et pourtant… Quand j’ouvre un robinet je me dis que c’est quand même beau d’avoir de l’eau comme ça, qui jaillit sans effort (même si elle est polluée, mais bon ça c’est encore autre chose).

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Des inventions surprenantes faites par des gens biens

“L’eau en poudre : il suffit de rajouter de l’eau pour obtenir de l’eau.” Jean Baudrillard

Plaisanterie mise à part, il y a quand même des gens bien sur terre car un jour j’ai lu un article sur une nouvelle invention qui permet d’économiser 98% de l’eau domestique. Il s’agit d’un dispositif qui se visse sur les robinets et les pommeaux de douche et qui réduit le débit de façon à obtenir une espèce de bruine qui la plupart du temps suffit pour se laver, pour laver les légumes ou faire la vaisselle ou autre tache culinaire, et qui peut être facilement désactivé si par exemple on a besoin de remplir un brau. Bien-sûr il existe déjà des réducteurs de débit qui atteignent les 50% mais là il s’agit d’une réduction de 98%! Si tous les pays occidentaux utilise ce dispositif, j’ai presque envie de dire : c’est la fête! (invention qui n’est pas encore commercialisée à ce jour)

Mais la réalité est plus dure, en fait la majeure partie de l’eau que nous consommons est utilisée de manière indirecte. Il s’agit de l’eau qui a été nécessaire pour produire un kilo de patate par exemple ou un kilo de viande, ou un coton-tige ou encore une bagnole. Et là c’est carrément énorme. Snif… J’avais pourtant eu comme un frisson à un moment donné…

La fin du monde ou la faim du monde ?

J’en viens donc à mon titre « La faim du monde » que j’ai écrit suite à ce fameux documentaire de Yann Arthus Bertrand tellement ça a résonné en moi. C’est comme si j’avais laissé libre cours à un fleuve. Alors en attendant le déluge de l’apocalypse, levons notre verre à la santé de l’eau potable qu’on appelle aussi « or blanc » !

Paroles de ma chanson « la Faim du monde »

L’eau qu’on appelle l’or blanc
Méfions nous de celle qui dort quand
Quand tant de gens rêvent de pluie
Rêvent de boire de l’eau du puit

Celle qui ruisselle dans nos verres
A moitié vide à moitié plein… d’air
Même si elle est transparente
Tout se trouble quand elle est absente

Refrain :
Bien-sûr c’est pas la faim du monde
Mais on dirait la soif
Si trois jours on peut jeûner
Sur la soif on tombe en carafe

Tout semble si naturel
D’avoir de l’eau pour la vaisselle
Et tout au bout du tunnel
Y’a pas de lumière mais du sel

Car la note sera salée
S’il n’y a plus que la mer à boire
Et c’est pas en suçant des glaçons
Qu’il nous poussera des nageoires

Refrain

Mais tout ça semble si loin
Comme un mirage dans le désert
Quand le sable sert au moins
A faire des ponts sur les rivières

Si au moins existaient les sirènes
Pour consoler notre peine reine
Mais à chercher l’eau sur la comète
On mettra à sec cette planète

Refrain

Tout pourrait bien s’évaporer
Quand l’homme aura tout assécher
Buvons un coup à sa santé
Au milliard d’assoiffés