Wikipédia, est-ce un organe de propagande ?

Depuis quelques temps je me pose des questions sur l’encyclopédie collaborative Wikipédia. Le fait qu’elle soit collaborative et exhaustive a su gagné la confiance des internautes. Désormais Wikipédia est la première source d’information dans le monde.

Seulement voilà, elle n’est pas aussi collaborative qu’elle n’y parait. Plusieurs pages consacrées à certains sujets, notamment politiques, sont bloquées. Impossible de rectifier quoique ce soit. Des administrateurs s’arrogent le droit d’autoriser ou non des modifications. Et quels sont les contributeurs? Sont-ils honnêtes et impartiaux dans leur façon d’aborder un sujet? A en voir certains résultats, on peut sensiblement se poser des questions.

Jimmy Wales, un entrepreneur pas vraiment philanthrope

Jimmy Wales le fondateur américain qui fit fortune dans la finance au début de sa carrière, créa sur le web un portail pornographique destiné à la gente masculine. Par la suite il cofonda Nupedia qui devint plus tard Wikipédia. Jusqu’à il y a quelques années, Wikipédia était gérée par quelques centaines de personnes seulement. Car en réalité très peu d’internautes participent à la rédaction en comparaison du nombre d’utilisateurs.

En 2008, Jimmy Wales a été accusé par Jeff Merkey d’avoir reçu de l’argent en échange d’une page dans Wikipédia qui dépeindrait Merkey sous des traits favorables et dont la modification serait bloquée. Cette affirmation n’est pas étonnante quand on voit qu’effectivement certaines pages sont complètement figées. De plus cette information n’apparait pas sur la page Wikipédia consacrée à Jimmy Wales (du moins dans sa version francophone). Ce qui pour le moins laisse songeur quand à son impartialité. Pourquoi cette info resterait cachée?

Youtube et Wikipédia, le nouveau bras armé de la propagande occidentale

Depuis quelques jours, j’ai également noté que Youtube fonctionne désormais en partenariat avec Wikipédia. Par exemple lorsqu’on regarde une vidéo de la chaîne RT France (Russia Today) une chaîne d’information Russe, on peut trouver juste en dessous de la vidéo un lien qui mène directement à la page Wikipédia RT France. Et surprise que trouve-t-on sur cette page (deuxième phrase du premier paragraphe) ?

« La neutralité de son information est régulièrement remise en question par des personnalités et médias occidentaux. »

AH AH AH ! Wikipédia a décidé qui détenait la neutralité de l’information ! Du moins cela laisse penser que RT France ne serait pas fiable. En l’occurrence les médias occidentaux sont les gentils qui donnent les bonnes nouvelles et les Russes sont les méchants qui donnent les fausses nouvelles ! On croit rêver !

Certains gouvernements occidentaux ont pu constater avec stupeur que les médias russes ont de plus en plus d’audience auprès du public d’Europe et notamment en France. Et pour cause, quand on voit la partialité des journalistes français qui ne sont plus vraiment des journalistes mais des larbins au service des puissances d’argent, les citoyens se tournent de plus en plus vers des sources d’informations alternatives.

Faut-il que les gouvernements commencent à trembler pour que Youtube se mette à tenter de détourner l’attention des internautes à coup de liens totalement de parti-pris ? Bien entendu, RT France a certainement un point de vue différent mais est-ce une raison pour prendre les gens pour des êtres naïfs et stupides?

Youtube et Wikipédia viennent de démontrer par cette seule anecdote leur compromission. Comme dans le livre 1984 de Georges Orwell, il existe maintenant un ministère de la vérité.

Conclusion

Quelques recherches rapides permettent de faire un peu de lumière sur cet outil, qui ressemble peu ou prou à un organe de propagande supplémentaire. Bien-sûr, tout n’est pas à jeter dans Wikipédia mais dans notre période actuelle où la manipulation des foules est le mode principal de gouvernance, il est bon de garder un esprit critique sur ce genre de site web.

Enfin, par le passé j’avais fait un don à Wikipédia qui se targuait de ne pas être dépendant de la publicité et qui sollicitait les utilisateurs afin que ce projet puisse vivre. On ne m’y reprendra pas.

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